Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 18:00

Une vaste étendue du Pacifique, grande comme deux fois les USA, accumule 100 millions de tonnes de débris plastiques flottant entre deux eaux.

Par Kathy Marks et Daniel Howden, The Independent, 5 février 2008, sur CONTRE INFO


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Une « soupe plastique » de déchets flottant dans l’Océan Pacifique prend de l’ampleur à une vitesse alarmante et couvre maintenant une surface représentant le double de celle des Etats Unis, ont déclaré les scientifiques. Ce vaste amas de débris - en fait la plus grande décharge mondiale - est maintenu en place par les courants marins. Cette « soupe » flottante s’étend à travers le Pacifique nord depuis une distance d’à peu près 500 miles nautiques de la côte Californienne, puis dépasse Hawaii et continue de s’étendre pratiquement jusqu’au Japon.

Charles Moore, un océanographe Américain qui a découvert cette « Grande Zone d’Ordures du Pacifique » également nommée « Vortex d’Ordures », estime que près de 100 millions de tonnes de débris flottants circulent dans la région. Marcus Eriksen, l’un des directeurs de recherche de l’Algalita Marine Research Foundation, basée aux Etats Unis, déclarait hier :

« Au début, les gens se sont imaginé que c’était une île de déchets plastiques sur laquelle on aurait pratiquement pu marcher. Ce n’est pas tout à fait ça. C’est pratiquement une soupe plastique. Elle s’étend sur une surface dont la taille équivaut peut-être au double de celle du continent des Etats-Unis. »

Curtis Ebbesmeyer, un océanographe et une autorité reconnue dans le domaine des épaves, a retracé l’accumulation des plastiques dans la mer depuis plus de 15 ans et compare ce Vortex a une entité vivante : « Cela se déplace, tel un grand animal sans laisse. »

« Quand cet animal se rapproche de la terre, comme il le fait sur l’archipel Hawaiien, les résultats sont dramatiques. L’accumulation de déchets se déverse, et vous avez une plage couverte de confettis de plastique », ajoute-t-il.

Cette « soupe » est en fait constituée de deux régions reliées, de chaque coté des îles de Hawaii, connues sous le nom de Ceinture de Déchets du Pacifique Ouest et Est. A peu près un cinquième des débris - des ballons de football aux kayaks en passant par des blocs de Lego et des sacs en plastique - est jeté par dessus bord de bateaux ou de plateformes pétrolières. Le reste vient de la terre ferme.

Mr Moore, un ancien marin, a traversé la mer de déchets par hasard en 1997, en prenant un raccourci durant une régate allant de Los Angeles à Hawaii. Il avait dirigé son navire dans le « Tourbillon du Pacifique Nord » - un vortex où l’océan circule lentement compte tenu du peu de vent et des systèmes atmosphériques de très haute pression. Les marins l’évitent en général.

Il a été atterré de se voir entouré de déchets, jour après jour, à des centaines de miles de la terre. « A chaque fois que je montais sur le pont, je voyais des déchets flotter », dit-il lors d’un entretien. « Comment pouvons nous avoir souillé une telle surface ? Comment est-ce possible que cela ait duré toute une semaine ? »

Mr Moore, l’héritier d’une famille dont la fortune provient de l’industrie du pétrole, a par la suite vendu ses actions et est devenu un militant de la cause environnementale. Il a lancé hier un avertissement : à moins que les consommateurs ne diminuent rapidement leur usage de plastiques jetables, la « soupe » pourrait doubler de taille durant la prochaine décennie.

Le professeur David Karl, océanographe à l’Université d’Hawaii, déclare que des recherches supplémentaires étaient nécessaires afin d’établir la taille et la nature de cette soupe de plastique, mais qu’il n’y avait « aucune raison de ne pas croire » les résultats auxquels est arrivé Algalita.

« Après tout, les déchets plastiques vont quelque part, et il est temps que nous ayons une évaluation complète de la dispersion des plastiques dans l’écosystème marin, et plus spécialement leur comportement et leur impact sur ces écosystèmes. »

Le professeur Karl co-ordonne à l’heure actuelle une expédition avec Algalita à la recherche de la ceinture de déchets qui débutera dans le courant de l’année, et pense que cette étendue de déchets a créé de fait un nouveau type d’habitat marin.

En temps normal, les déchets qui finissent dans les tourbillons océaniques étaient biodégradés. Mais les plastiques modernes sont tellement résistants que des objets datant d’un demi-siècle ont été trouvés dans la décharge du Pacifique Nord. « Chaque petit morceau de plastique conçu pendant les 50 dernières années ayant atterri dans l’océan est toujours là dedans, quelque part », déclare Tony Andrady, un chimiste du Research Triangle Institute, basé aux Etats Unis.

Mr Moore précise que, étant donné que la mer de déchets est translucide et se situe juste sous la surface de l’eau, elle n’est pas détectable sur les photographies prises par des satellites.  »Vous pouvez seulement la voir à partir des ponts des bateaux ».

D’après le Programme Environnemental des Nations Unies, les débris de plastique causent la mort de plus d’un million d’oiseaux marins chaque année, ainsi que celle de plus de 100.000 mammifères marins. Des seringues, des briquets et des brosses à dents ont été trouvées à l’intérieur des estomacs de mouettes mortes, qui les ont confondu avec de la nourriture.

On pense que le plastique constitue à 90% de tous les déchets flottants dans les océans. Le Programme Environnemental des Nations Unies a estimé en 2006 que chaque mile carré de l’océan contient 46.000 morceaux de plastique flottant.

Le Dr Eriksen avertit que cette masse d’eau chargée de déchets tourbillonnant lentement constitue également un risque pour la santé humaine. Des centaines de millions de minuscules boulettes de plastiques, ou « granules » - les matières premières de l’industrie plastique - sont perdues ou déversées chaque année, atterrissant au final dans les mers. Ces polluants agissent comme des éponges chimiques attirant des substances crées par l’homme, comme les hydrocarbures et le pesticide DDT.

Ensuite, ils entrent dans la chaîne alimentaire. « Ce qui entre dans les océans entre aussi dans ces animaux et donc dans votre assiette. C’est aussi simple que cela », déclare le Dr Eriksen.

 

Par Suzanne - Publié dans : Lectures - Communauté : notre société
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 12:00

Le titre vous donne déjà un indice sur le contenu de l’article, ou du non-article en l’occurrence.

Je suis en vacances actuellement, donc pas d’article aujourd’hui, ma muse semble être restée au bureau (nb : je ne suis jamais sur mon blog à partir de mon bureau – bien trop à faire – mais j’y puisse souvent mon inspiration).

Par Suzanne
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 12:00

 

Pour attendre jusqu'au prochain article, avec l'autorisation de l'auteur (dont je vous conseille la visite régulière):


ecole-et-tech.gif

 

Par Suzanne - Publié dans : Lectures - Communauté : notre société
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 12:00

La semaine passée ayant été agitée – ceux qui savent dans quel contexte je travaille pourront confirmer, je n’ai pas pu écrire ce weekend! J’aurai aimé vous parler d’un sujet qui me tient à cœur mais l’émotion l’emportant sur la raison, je m’en abstiens.

Je ne sais pas comment sera la semaine qui s’ouvre demain, le prochain article aura peut être un peu de retard.

Par Suzanne - Communauté : notre société
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 15:50

Si je vous dis « danse classique », à quoi pensez vous de prime abord ? A l’Opéra de Paris et ses petits rats, aux corps filiformes des danseurs, à la grâce du geste, aux costumes somptueux des grands ballets ? Ou au corps de tout un chacun, raide, lourd et limité ?

Contrairement à l’idée reçue qu’il est impératif d’être maigre et sec comme un clou pour être reconnu comme un danseur ou danseuse classique, la danse actuelle semble faire une place aux morphologies inhabituelles. Semble seulement, car longtemps il était inenvisageable dans les « grandes » compagnies d’y voir un danseur ou une danseuse noire – sauf pour des rôles particuliers et encore, j’ai un doute. Quant à voir un danseur en surpoids (ou même une danseuse avec des formes), l’existence même de critères physiques de taille et de poids aux auditions – que ces critères soient affichés ou implicites mais visibles dans l’uniformité des silhouettes – montre qu’il faut mieux pour être danseur ou danseuse pro être dans les normes. A titre d’exemple, voici ce qui se disait il y a une dizaine d’année dans le milieu des danseurs/danseuses amateurs : pour avoir une bonne ligne, « prend ta taille en centimètres, enlève 110 si tu veux faire de la danse en amateur ou en pro hors Opéra de Paris et enlève 120 si tu prétends à l’Opéra de Paris ». Et un petit tableau des correspondances que cela peut donner :

Taille

Poids « haut »

Poids « bas »

160

50

40

165

55

45

170

60

50

175

65

55

180

70

60

 

Que ces critères aient été en pratique ou pas, ce qui est intéressant, c’est qu’ils aient été crédibles aux jeunes danseuses que mes amies et moi étions (pour info, j’explosais déjà à l’époque les critères de poids, ce qui explique pourquoi je ne n’ai jamais songé à faire carrière dans la danse – la capacité à se conformer à ce type de critère servant peut-être à voir la motivation à se faire une place).

Inutile de dire que pour être dans les clous, il fallait avoir un morphotype bien particulier !

Aujourd’hui certains chorégraphes, notamment d’anciens danseurs ou danseuses « ronds » voient l’intérêt qu’il y a à travailler avec des corps différents, hors du physique formaté de nombreux interprètes.  Il est vrai que cela se voit plus en danse moderne, contemporaine ou « jazz » que dans les ballets classiques. A ce propos, une autre anecdote d’ancienne danseuse (totalement amatrice je le rappelle), les rondes de la classe s’entendaient dire « ce n’est pas grave, avoir de bonnes jambes – comprendre avoir quelques kilos à perdre – est utile pour le hip-hop et autres danses urbaines » (« danses urbaines » pouvant être prononcé avec un dédain impressionnant).

Si aujourd’hui la danse commence à faire une place aux danseurs ne correspondant pas aux canons de la danse classique – y compris sur de grandes scènes, une autre différence peine à être considérée comme accessoire. Comment imaginer un danseur entier (dans tous les sens du terme) en fauteuil ? On commence à voir dans certains festivals, dans certaines salles des représentations faisant appel à des personnes en fauteuil ou à mobilité réduite (la mobilité entière étant par défaut présumée celle du danseur-type avec deux bras, deux jambes et aucun surpoids à même de limiter ses mouvements).

Pour les danseurs en fauteuil, motorisé ou mécanique, il est totalement impossible de faire les mêmes mouvements que les danseurs « classiques » dont les chorégraphies prévoient des sauts, des pirouettes, des mouvements coordonnés bras-jambes. Au-delà d’une réflexion chorégraphique particulière, l’ « handi-danse » oblige toutes les parties prenantes au processus de création de repenser non seulement le mouvement mais également la notion même de corps dansant.

Il faut également briser certaines réticences, non seulement chez les directeurs de salle et chez les chorégraphes, mais également du coté des personnes handicapées elles-mêmes. S’affirmer comme danseur alors qu’on est en fauteuil n’a rien d’évident : le contact avec la danse et son univers ne se fait parfois que comme un biais d’ouverture sur le monde en supposant que la personne handicapée ne peut y avoir qu’une position de spectateur tant l’idée qu’il faut être valide pour être danseur est évidente (une fausse évidence à mon avis).

Au-delà de la danse classique, les danses de salon sont elles-mêmes vectrices d’un modèle corporel qui de prime abord semble moins strict. Là-dessus, mes connaissances étant proches du néant, j’en appelle à mes lecteurs qui s’y connaîtraient mieux. Quelle place pour la différence en danse de salon ? Amis danseurs, amis sportifs, quelle place pour le corps différent dans vos disciplines ?

Par Suzanne - Publié dans : Lectures - Communauté : notre société
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Présentation

Info

Je viens de mettre en ligne une vidéo concernant un ancien article Synthèse provisoire du cycle sur le végétarisme

 

Le Monde a publié un article sur l'opposition des mouvements végétariens et végétalien au dernier décret s'appliquant aux menus des cantines scolaire; je vous en conseille la lecture. Les commentaires toutefois sont assez décevants.

 

ACTUELLEMENT LEGEREMENT SUBMERGEE PAR LE BOULOT, JE NE POURRAIS RECOMMENCER A PUBLIER QU'APRES LE 1er JANVIER!

Merci de votre patience!

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