Jusqu’au milieu du vingtième siècle, le système scolaire français – comme au Royaume-Uni ou dans les pays scandinaves (pour reprendre les cas présentés par Eric Maurin dans La nouvelle question scolaire, coll. Point – Essais), organisait un tri entre élèves très tôt et sélectionnait ceux qui pourrait suivre un enseignement secondaire orientée vers le baccalauréat et l’accès à l’enseignement secondaire. Les autres étaient orientés vers des formations professionnelles courtes ou pouvaient rentrer dans la vie active dès la fin de l’obligation de scolarité (aujourd’hui 16 ans, sachant qu’un élève peut aller en apprentissage dès 14 ans).
A partir des années 1950, différents pays européens ont choisi de réformer leur système scolaire pour augmenter le nombre d’année d’études avant la sélection des élèves entre études longues et études courtes. Les méthodes utilisées n’ont pas été les mêmes et le suivi des réformes n’a rien à voir d’un pays à l’autre. Cependant, chaque année d’études générales suivie en plus par rapport à une génération précédente s’est traduit non seulement par une augmentation du niveau scolaire des élèves concernés, mais par la suite par une amélioration de revenus auxquels cette génération pouvait prétendre une fois entrée dans la vie active.
Pour synthétiser, dans les pays nordiques la mise en place d’un enseignement secondaire unifié, s’est faite progressivement (parfois région par région) et a fait l’objet d’un suivi de la réforme prévu dès le départ. Au Royaume-Uni et en Irlande, où la remise en cause du dualisme entre « grammar schools » et les « secondary modern schools » a suscité plus de résistances, la refonte du système scolaire a cependant eu un effet positif tant pour ce qui concerne le niveau moyen des élèves que pour les revenus auxquelles les générations concernées par la réforme ont pu prétendre une fois sur le marché de l’emploi. En France, la refonte du système secondaire n’a été réellement finie qu’après les années 1980 avec la démocratisation de l’accès à l’université et le souci majeur est que les réformes successives n’ont pas fait l’objet d’études au moment de leurs mises en œuvre. Alors que le gouvernement annonce une réforme du lycée, qui doit entrer en vigueur pour les secondes dès la rentrée 2010 (si mes souvenirs sont exacts), est-ce que le suivi de la réforme a été prévu ? Comment a-t-il été organisé ?
NB: il s'agit ici de la version courte de l'article que j'ai préparé, ne sachant le degré d'intérêt et de connaissance des lecteurs intéressés. Si vous me le demandez en commentaire, je peux éditer l'ensemble de l'article dans les jours qui viennent.
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nous entoure ?
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